Je n'écris pas aux boutiques. Mais ma fille Sophie a insisté : « Maman, raconte la photo. Il y a des grands-mères qui ont besoin de lire ça. » Alors me voilà, devant ma fenêtre, avec un café.
La photo, c'est celle de trois paires de pieds sur mon canapé. Mais pour la comprendre, il faut commencer par un dimanche soir.
Ma petite-fille Léa a sept ans et vit à deux heures de route de chez moi. Alors, chaque dimanche à 18 heures, nous avons rendez-vous sur l'écran. Elle me montre ses dessins, sa dent qui bouge, ce que la maîtresse a dit. Moi, je lui montre mes fleurs et le chat du voisin, qui passe toujours à ce moment-là.
Je l'aime plus que tout. Mais quand on a 68 ans, on devient celle qui demande : « Tu as bien mangé ? Tu as mis ton écharpe ? » Je rêvais d'être, une fois, celle qui fait rire.
À un certain âge, on devient la grand-mère qui pose des questions raisonnables. Léa, elle, m'a posé la question la plus déraisonnable du monde.
Ce dimanche-là, Léa a approché ses pieds de la caméra. Elle portait des chaussettes avec un panda. « Regarde, mamie ! » Elle a remué les orteils pour le faire danser.
Puis elle a demandé : « Et toi, tu as quel animal sur tes chaussettes ? »
« Moi ? Aucun, ma chérie. » Elle m'a regardée, très sérieuse : « Mais c'est triste, un pied sans animal. »
J'ai ri. Puis j'ai pensé que, tout compte fait, elle avait raison.
Le lendemain, j'ai cherché et je suis tombée sur la Collection Douceur Animale de Lucie Maison. Vingt modèles. Le soir suivant, au rendez-vous de 18 heures, j'ai tourné mon écran pour que Léa choisisse avec moi.
Elle a pris son rôle très au sérieux. Pour moi : Victoria, le paresseux. « Parce qu'il a l'air d'avoir sommeil, comme toi après le déjeuner, mamie. » Pour sa maman : Pilar, le raton laveur. « Parce que maman fouille partout dans les placards. » Et pour elle : Beatriz, le panda. « Comme ça, on est jumelles, mamie. »
Trois paires. À partir de trois articles, la remise de 15 % s'applique automatiquement : je n'ai eu rien à faire.

Le colis ouvert sur ma table : le paresseux, le raton laveur et le panda.
Le week-end suivant, Sophie et Léa sont venues me voir. Léa a exigé que nous mettions toutes les trois nos chaussettes en même temps, assises sur le canapé. Puis elle a pris la photo, avec les pieds au centre : le paresseux, le raton laveur et le panda, côte à côte.
Elle l'a regardée un long moment, la langue entre les dents. « Mamie, on a les mêmes pieds, mais pas les mêmes animaux. »
Je n'ai rien dit. J'ai fait semblant de chercher mes lunettes.

La photo de Léa, imprimée et épinglée sur mon frigo.
Les plus beaux cadeaux ne se rangent pas dans un tiroir. Ils se photographient, ils s'accrochent au frigo et ils font rire les dimanches soir.

Ma Victoria, un dimanche à 17 h 55, avant l'appel de Léa.
Je me suis méfiée, comme vous sans doute. Mais Lucie Maison fête ses 15 ans et propose ces chaussettes à CHF 34.95 au lieu de CHF 69.90 la paire.
Les remises augmentent avec la quantité : 10 % pour deux paires, 15 % pour trois, 20 % pour quatre et 25 % à partir de cinq. La livraison est gratuite, et les retours sont possibles sous 30 jours.
Si vous avez une petite-fille, un petit-fils, une fille ou une amie à qui vous demandez toujours si elle a bien mangé, essayez une fois de lui poser une question déraisonnable. Et laissez-la choisir votre animal.
Vous verrez : à 68 ans, on peut encore être la grand-mère qui fait rire.
Aujourd'hui, c'est moi qui téléphone à Léa à 17 h 55. Pour lui montrer mes pieds.
