Je n'écris pas aux boutiques, d'habitude. Mais ma fille m'a dit : « Maman, tu en parles depuis trois semaines à tout le monde, écris-le une bonne fois. » Alors voilà, sur la table de la cuisine, avec mon café refroidi.
C'est l'histoire d'une veste. Une seule, en deux couleurs.
À 64 ans, je me suis rendu compte que j'étais devenue une femme de mi-saison. Ni tout à fait l'été, ni tout à fait l'hiver. Mes matins sont frais, mes après-midi presque doux, et chaque jour la même question devant la porte : manteau trop chaud, gilet trop mince, et ce vieux blouson que je traîne depuis quinze ans parce qu'« il fait l'affaire ».
Il fait l'affaire. On finit par dire ça de tout, de ses vêtements, de ses journées, parfois de soi.
Le déclic, c'est mon amie Marie-Thérèse. Un samedi, devant le marché, elle m'attendait avec une petite veste matelassée sur les épaules, au col montant, simple, nette. Elle avait l'air légère. Pas « habillée », non : bien, tout simplement.
Je lui ai demandé : « C'est de chez qui ? » Elle a ri : « Lucie Maison. Elle s'appelle Margot. Et en ce moment, elle est à moitié prix. »
Le soir même, j'ai ouvert la page. J'ai lu la description deux fois. Une veste quiltée légère, une coupe aisée, un peu ajustée, à la hauteur des hanches, un col montant qu'on boutonne ou qu'on laisse ouvert. J'ai pensé : voilà ce qu'il me manquait depuis dix ans.

Mes deux Margot, arrivées ensemble : kaki et bleu marine.
J'ai hésité entre les couleurs. Il y en a six : kaki, beige, rouge, bleu marine, noir et bleu clair. Impossible de choisir. Alors j'ai pris deux : un kaki, pour les promenades et le marché, et un bleu marine, pour les déjeuners et les jours où je veux être un peu plus soignée.
Quand on prend deux articles, la remise de 10 % se déduit automatiquement dans le panier. Je n'ai eu aucune démarche à faire.

Mon kaki, un samedi matin. Pantalon crème, pull gris, et la veste qui fait tout.
Dimanche dernier, j'ai mis le bleu marine pour déjeuner chez ma fille. Mon petit-fils Jules, huit ans, qui ne remarque jamais rien, m'a regardée de la tête aux pieds : « Mamie, t'es toute belle. »
Je me suis assise un instant dans l'entrée, pour reprendre mon souffle. Huit ans, et il avait tout compris.

Mon bleu marine, le jour du déjeuner chez ma fille.
Une veste ne change pas votre âge. Elle change la façon dont vous franchissez la porte.
Je me suis méfiée, comme vous sans doute. Mais la veste Margot est à CHF 59.95 au lieu de CHF 150.00. La page indique que cette collection est en cours d'arrêt et ne reviendra pas, et que le stock est limité.
Les remises augmentent avec la quantité : 10 % pour deux articles, 15 % pour trois, 20 % pour quatre et 25 % à partir de cinq. La livraison est gratuite. Vous avez 30 jours pour retourner un article si la taille ne convient pas ou s'il ne répond pas à vos attentes. Et il y a des tailles du S au 5XL, ce qui est rare.
Si, comme moi, vous traînez un vieux blouson « qui fait l'affaire », offrez-vous mieux. Pas par coquetterie. Par respect pour la femme que vous êtes aujourd'hui, à la saison où vous êtes.
Et si vous hésitez entre deux couleurs, prenez les deux. La deuxième fait toujours plaisir, surtout quand elle est à moitié prix.
Je ne suis plus une femme de mi-saison. Je suis une femme de toutes les saisons, avec la bonne veste.
